Jeudi 15 avril 2010
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Faire un tour dans l’univers de Bettina Rheims c’est comme regarder
Antichrist de Lars Von Trier : c’est esthétique, sombre, trash, extrêmement sexuel mais pas très accessible. A celles et ceux qui pensent aller
voir une sympathique exposition en famille, Rose, c’est Paris n’est pas le bon choix. A l’entrée déjà, un panneau informe le visiteur que certaines
images peuvent choquer la sensibilité d’un public trop jeune. Et pour cause, bondage, sadomasochisme, triolisme lesbien et autre désacralisations religieuses ont pris place sur les murs de la
BNF. On ne compte plus les références faites aux Infortunes de la Vertu du Marquis de Sade.
Bettina Rheims montre la femme, sa beauté mais surtout son corps.
Celui de naïades blondes à peine pubères, de jolies modèles nubiles offertes et provocantes. Ostensible luxure en noir et blanc. Un univers fortement imprégné des surréalistes. D’André Breton à
Marcel Duchamp, le parcours initiatique de Rose cherchant sa sœur jumelle dans tout Paris évoque celui de Nadja, les cadavres exquis et l’écriture automatique. Sous les traits de ses beautés,
pareilles à des mannequins de cire : Naomi Campbell, Charlotte Rampling, Monica Belluci, Valérie Lemercier, mais aussi des anonymes. Elles posent souvent lascives comme dans
« Elle l’appelle Papa », une photo prise dans la résidence du créateur Azzedine Alaïa. Dormeuse du val moderne, dans « Paris m’a tuée », une jeune femme nue gît dans un jardin parisien, une Tour Eiffel plantée dans le dos. Au-delà de l’érotisme assumé de « Derrière le miroir » se révèlent toutes les références littéraires et artistiques de Bettina Rheims et tout l’amour qu’elle porte à Paris, décors mais
aussi personnage à part entière de cette exposition.
Exposition
Rose, c’est Paris jusqu’au 11 juillet à la Bibliothèque Nationale de France.
Par Sarah
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Mardi 23 mars 2010
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14:11
Le réalisateur de
Sweeney Todd s’attaque à un classique de la littérature britannique, laissez vous aller et suivez le lapin blanc au fond des salles obscures !

Quand on
connaît l’univers siphonné de Tim Burton, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi, mais pourquoi il n’avait pas adapté Alice au Pays des
merveilles avant. C’était évident tant les mondes de Lewis Carroll et du réalisateur sont complémentaires, compatibles et faits pour se rencontrer. D’un côté l’imaginaire onirique
d’un homme de lettres du XIXème siècle, de l’autre l’esprit déjanté, fondamentalement baroque, d’un réalisateur de génie du XXIème. Il ne fallait donc pas grand-chose pour que ces deux là se
retrouvent de L’Autre
Côté du Miroir. Etrange pourtant que les Studios Disney s’en fassent le réceptacle. Mais qu’importe, on retrouve avec plaisir l’innocente Alice, 19 ans, qu’un lord anglais, aussi
hideux qu’ennuyeux, demande en mariage. En fuyant l’aristocratie guindée, à la poursuite de ses rêves, Alice va tomber dans le terrier du fameux lapin blanc. De retour dans le monde fantastique
qu’elle avait découvert étant enfant, elle retrouve ses amis : la chenille, le chat de Cheshire, le Chapelier Fou mais aussi la terrible Reine Rouge qu’elle devra affronter. Celle-ci, jouée
par la compagne du réalisateur, Helena Boham-Carter est sans conteste, l’élément central du film. L’interprétation de l’actrice, extravagante à souhait, est un délice de créativité. Johnny Depp
quant à lui, réussit à conférer au Chapelier une dimension chimérique. Dommage cependant, qu’il peine à se débarrasser de l’ombre de Jack Sparrow, « Qu’on lui tranche la tête ! »
se serait exclamé la Reine Rouge. Et Alice dans tout ça ? La jeune Mia Wasikowska dont la blondeur angélique s’inscrit dans la digne lignée des héroïnes burtoniennes, passe un peu inaperçue
au milieu de toutes les créatures excentriques du pays des merveilles. Dans ce monde fantastique à la poésie gothique, Tim Burton a réussi le pari osé de nous confronter à nos rêves, à notre
inconscient, grâce à un film à la fois léger et sombre, tragique et onirique.
Alice in Wonderland, un film de Tim Burton avec Johnny Depp, Helena Boham-Carter, Mia Wasikowska, durée 1h49.
Par Sarah
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Lundi 8 mars 2010
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Après Jeff Koons empereur du kitch et Xavier Veilhan plasticien
futuriste, c’est à Takashi Murakami de trôner au château de Versailles. N’en déplaisent aux rigides conservateurs, les peintures flashys, les sculptures monumentales et la folie colorée de
l’artiste japonais vont venir se heurter aux fleurs de lys et royales aux moulures de Versailles. Seule raison de revenir de vacances, la rentrée artistique du château et peut être aussi le
September Issue de Vogue, quoiqu’il serait tout aussi agréable de le parcourir depuis son transat.
Et pour sa toute première rétrospective en France, l’artiste aux
influences mangas occupera 15 salles des grands appartements du Roi du 12 septembre au 12 décembre 2010. Un choc des cultures qu’il ne faut
absolument pas manquer !
Par Sarah
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Jeudi 31 décembre 2009
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Regardez ce que le père noël a déposé au pied du sapin : la bande annonce du deuxième volet des aventures de Carrie Bradshaw ! Incroyable, on ne l’attendait plus. Plus glam’ que jamais
les 4 New Yorkaises vont prendre le large direction Marrakech. Mais que les fans de la Big Apple se rassurent nos héroïnes n’ont pas troqué leur tenues Prada et Dior pour celles des souks. Je
vous laisse profiter des images… Bonnes fêtes de fin d’année à tous!
Sex and the City 2 sortie le 2 juin 2010 au cinéma.
Par Sarah
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Dimanche 6 décembre 2009
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15:08
Hérétique le Vogue Paris ? Ce serait un comble pour la Bible de la mode ! Ce mois-ci c’est encore l’impie Lara Stone qui crée la
polémique en posant habillée en bonne sœur devant l’objectif de Cédric Buchet. Apostasie pour apostasie celle-ci est plutôt gentillette, utiliser l’uniforme saint à contre courant n’est pas
révolutionnaire, certes c’est encore dérangeant mais on ne compte plus celles qu’ils l’ont fait. Des personnages du marquis de Sade jusqu’à Pamela Anderson et récemment Emma Watson pour Karl
Lagerfeld, à force, poser coiffée d’une cornette n’a plus rien de subversif. La séance photo païenne de Vogue suscite pourtant les critiques outre Atlantique. Diamants, luxure et blasphème ne
sont pas du goût de tous. Mais comment résister à la tentation ?
Vogue Paris numéro de janvier 2010.
Par Sarah
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